MUZIK MAGAZINE

22/12/2011

Sitarane Larivé

C’était il y a tout juste deux ans, JAKO MARON larguait sur notre île son premier opus solo, « Saint Extension ». L’album faisait l’effet d’une bombe dans le milieu musical réunionnais, le maloya se trouvant propulsé dans une électronique d’avant-garde : on y croisait alors Danyel Waro servi dans un DUB entêtant, la famille GADO croisant le fer avec JOHN GIORNO ainsi que de furieux maloyas aux allures bruitistes

A nouveau enclin pour un séisme musical, JAKO MARON revient en cette fin de l’année avec une PUBLICATION CONCEPT autour du personnage mythique SITARANE.
En s’inspirant du déjà fameux morceau MICHEL ADMETTE, JAKO MARON remet au goût du jour l’histoire de cet assassin de la fin du 19ème siècle avec une composition qui le place d’emblée sur un registre « dance floor ». Beat appuyé et caisse claire marquée, basse hirsute et débridée, JAKO MARON n’hésite pas à donner de sa propre voix pour interpréter le texte du roi du Séga. En prenant le ton de la dérision, il renchérit en humour sans perdre la puissance évocatrice de la chanson originale, bien au contraire. Le titre se déroule dans une narration espiègle où se dévoile le surnaturel.
Pour fêter cette (ré) exploration, JAKO MARON a invité une fourchette d’artistes-dalons parmi lesquels les producteurs et compositeurs PSYCHORIGID, AUTOMAT, COSTA et ARASH KHALATBARI, les plasticiens KID KREOL & BOOGIE à investir à leur manière le mythe de SITARANE.

Trois publications seront proposées à la Réunion dès le mois de décembre 2012 :

LE CD EXTRA AVEC PLAGE VIDEO

Le CD EXTRA SITARAN LARIVE présentera le titre SITARAN LARIVE original de JAKO MARON, sa version dite « EXTENDED », quatre remix signés PSYCHORIGID, COSTA, AUTOMAT, ARASH KHALATBARI.

Le CD contiendra également dans une plage Vidéo accessible à partir de n’importe quel PC, le VIDEO CLIP dont la réalisation a été confiée aux plasticiens KID KREOL & BOOGIE.

La publication est présentée dans un packaging de type « DIGISLEEVE », de façonnage entièrement cartonné mettant en valeur les visuels. On pourra découvrir caché dans une des fentes du packaging un PORTFOLIO de créations graphiques signé également KID KREOL & BOOGIE.

LE VINYLE 33t.

Dans un « cover mosaïque », le VINYLE, entièrement blanc à l’image du personnage développé dans le clip rassemblera les compositions de JAKO MARON ainsi que les remix de PSYCHORIGID, COSTA et AUTOMAT.

LE SITE WEB www.sitarane.info

Outre les différents médias présentés plus haut, le site donnera accès à d’autres versions du SITARANE LARIVE de JAKO MARON, des textes et des vidéos autour du personnage.

En savoir + sur Jako Maron

 

15/11/2011

Labsync, de la tête au pieds

interview pour Bat’Carré

Né de la réunion de cinq musiciens aux horizons variés, Labsync (pour « Laboratoire synchronisé ») a été fondé en décembre 2008 à Mayotte. 

Mixant instruments et électro, leur musique s’inscrit dans un courant résolument actuel. Et pourtant… L’enclavement aérien de Mayotte et son débit internet plafonnant à 56K font de leur démarche une expérience semi-autarcique. Eloignés des scènes musicales novatrices, ces musiciens n’ont pour influences que leurs discothèques et leurs souvenirs.

De cette situation retirée émerge une musique libre, reflet sonore des goûts éclectiques du groupe. Pink-Floyd, Eric Truffaz, Herbie Hancock, Nills Peter Molvaer, Danyel Waro, Aphex Twin... Rock, jazz, “lounge”, maloya, electro... Autant de pistes à explorer que de sons à synchroniser.

 Labsync s’ouvre à l’Océan Indien. Un CD 4 titres sorti en août 2010 souligne cette envie, et propose une vision en résumé de son univers

Q : C’est quoi Labsync ?

Jérôme : Le projet Labsync - pour "Laboratoire Synchronisé" - est né à Mayotte en 2008 de la rencontre de cinq potes/musiciens autour d’une idée simple : la technologie est accessible et créative. L’ordinateur n’a de limite que notre imagination. à partir de là, on peut tout faire. Alors on a creusé... On avait tous à la base des influences très variées. Jazz, rock alternatif, progressif, psychédélique, groove, punk, electro, rap, maloya, reggae... enfin un peu tout finalement. Notre musique, c’est le mélange de tout ça, plus la magie de l’informatique. On a appelé ça de l’électro-fusion

La machine n’est plus un simple outil passif. L’ordinateur "écoute", interagit, propose. Notre collaboration homme/machine est simple : on vise le 50/50. Je te donne un exemple : tu entends une grosse basse "wobble", qui ondule dans les graves, comme dans le dubstep. Tu te dis "ça sonne électro, c’est un sample". Nous, on fait en sorte que ce soit le bassiste qui joue cette "wobble bass", en interaction avec l’ordinateur. C’est bien plus qu’un "effet standard". La clef, c’est la synchronisation : avec le tempo, avec la structure du morceau et avec les autres musiciens et leurs effets respectifs. On pourrait imaginer une pieuvre omnisciente, à la fois chef d’orchestre, musicien et ingénieur du son, une pédale d’effet au bout de chaque tentacule. C’est ça Labsync. Des instruments, un ordi et des câbles dans tous les sens

Depuis 2008, côté humain, on a pas mal brassé. Des départs, des arrivées. Notre claviériste, Sébastien Gallas est allé voler vers d’autres horizons, et trois bassistes se sont succédé : Benjamin Acquier, avec qui nous avons initié le projet, Gregory Flavion que l’on peut entendre sur nos quatre titres, et aujourd’hui Kamel Rami. Sommes restés fidèles au poste Willy Ramboatinarisoa à la trompette, Thomas Begrand à la batterie et moi-même, Jérôme Menninger à la guitare et à l’électro. Côté console de mixage et co-production, nous travaillons depuis la première heure avec Denis Ligier, directeur de Deenice Prod

Q : Et votre musique, je la range où dans ma discothèque ?

Thomas : Aïe... pas facile... On nous colle souvent une étiquette "expérimental", à mi-chemin entre le très grand monde de l’électro (break-beat/lounge/indus/hip-hop/tech/...) et le non-moins grand monde du reste des musiques actuelles. Je pense personnellement que nous nous situons dans la lignée des scènes dub/rock et electro/jazz. High Tone, Ez3kiel, Eric Truffaz, Bugge Wasseltoft, Jojo Mayer & Nerve... C’est plus un constat de "l’air du temps" qu’une suite de références. Je crois qu’on a ça en commun de puiser dans l’électro de ces 30 dernières années pour élargir notre champ d’expression. On a tous "flashé" sur les beats robotiques de la New Wave, sur la Jungle épileptique, sur les montés de 32 mesures Techno/House,... On a tous bougé la tête sur du Hip Hop, plané sur du Lounge...

Notre premier CD 4 titres (août 2010) ne reflète que partiellement cette volonté de s’enrichir de ces nouveaux canons. Notre musique était encore bien "dans la tête", pas assez "dans les pieds", pas assez efficace. Puis un jour, Willy est arrivé en répétition avec cette compo... Un truc terrible qui nous a tous fait bouger. Et on a réalisé que ce n’était ni le tempo ni l’harmonie qui faisait le job, mais uniquement un son ! Un gros synthé massif, granuleux, groovy. Un pur produit de la tradition électro, qui te chope, te soulève et t’enlace irrémédiablement. Depuis, c’est là qu’on cherche. On a déplacé notre "laboratoire" dans cette région sonore qui parle directement au corps et on continue bien sûr à cultiver l’équilibre entre expression instrumentale et matière électro. Jérôme : oui, parce que c’est ça l’idée, faire de la musique pour la tête ET pour les pieds !

Q : Quatre dates à La Réunion en septembre dernier (Les Potirons, La Cerise, le Manapany Surf Festival et la 1ère partie de No Jazz au Kerveguen). Alors, heureux ?

Jérôme : Ravis ! Nous avions déjà été accueillis et salués à Saint-Benoît en mai et décembre 2010 à La Clameur des bambous. Nous y avions rencontré des organisateurs adorables et disponibles et un nouveau public ouvert et généreux.

Nous étions donc très motivés pour cette tournée et nous avons été comblés ! Nous remercions du fond du cœur le public Réunionnais d’être venu à notre rencontre. à Mayotte, où le public est particulièrement restreint, nous étions plutôt habitués à jouer devant des potes... La Réunion a été le lieu de rencontres et d’échanges dont nous avons beaucoup appris. Plus d’ouverture et d’exigences, un tissu culturel très actif, des collaborations efficaces... le lieu idéal pour s’ouvrir au monde ! Rien n’aurait été possible sans Guillaume Peroux, le travailleur de l’ombre, directeur de Akout (www.akout.com). Merci également à Pierre Macquart de nous avoir ouvert les portes du Manapany et du Kerveguen. Et merci à tous ceux qui nous ont encouragés, supportés, suivis, conseillés. Les ami(e)s, les artistes, les organisateurs, les inconnu(e)s.

Q : Et ensuite ?

Thomas : On se projette dans le live, la scène. Parallèlement à notre quête musicale, nous avons encore beaucoup à apprendre du public. Ensuite viendra le temps du renouveau, où nous incorporerons le Vdjing (mixage vidéo en temps réel, comme un DJ avec des sons). Cette idée de mélanger sons et images est là depuis le début, mais faute de temps et de technicité, nous sommes restés centrés sur la musique. D’ailleurs, pouvons-nous profiter de vos pages pour lancer un appel à contribution ? Si quelqu’un, quelque part, féru d’images animées et inspiré par notre musique, souhaite partager son talent, qu’il n’hésite pas à nous contacter via la page www.labsync.fr, nous serions très heureux de le rencontrer et pourquoi pas, faire naître une nouvelle collaboration !

Interview à retrouver sur www.batcarre.com

En savoir + sur LabSync

 

09/11/2011

Meddy Gerville, la consécration

Trophée « Kayenn Jazz Festival »

De retour de tournée où il s’est produit à Paris, Cayenne, Los Angeles, San Francisco et New York nous sommes fiers de vous annoncer que Meddy Gerville est lauréat du trophée « Kayenn Jazz Festival ». Trophée accordé aux trois meilleurs artistes de l’édition 2011. Il est à noté que les autres lauréats de cette année sont « Ben L’oncle Soul » ainsi que le groupe mythique de jazz fusion des années 80 : « Spyro Gyra »

L’autre bonne nouvelle pour Meddy est que l’album « Fo kronm la vi » qu’il a officiellement présenté à New York le 13 octobre dernier, figure déjà parmi les disques les plus joués en radio aux Etats-Unis dans la catégorie « World Music » (Source Mediaguide 07 novembre 2011).

En effet au 07 novembre 2011, le disque est classé à la 34ème position du top 50  en terme de nombre de rotations hebdomadaires sur un total de 2500 radios américaines sélectionnées !

L’artiste fêtera également ses 15 ans de carrière en 2012 !

Et pour finir, l’annonce de la sortie du clip « Mon abri » featuring Tom Frager :
A voir ici

En savoir + sur Meddy Gerville

 

26/10/2011

René Lacaille ek Marmaille

POKSINA

René avait depuis longtemps le désir de proposer sa version de standards de l´île de la Réunion, dont certains remontent au début du XX° siècle. Il a harmonisé ces chansons qu´il interprète  en concerts depuis des années et lil les propose avec un groupe familial, dans la grande tradition. Après tout, n´a-t-il pas appris à en jouer certains avec son propre père et d´autre musiciens lontan ?

Il les offre, comme une douceur, au public qui les connaît et aussi à celui qui peut découvrir ces merveilleuses chansons, comme un gage d´amour à une musique qui ne demande qu´à être goûtée. 

Quelques titres : « La rosée tombée » de Maxime Laope et Jules Arlanda, « Coq un poule » de M. Laope, « Quand li mett´ son moullure » et « la coupe canne » d´Arlanda, « Maloya ton tisane » de Narmine Ducap, « Commandeur » de Jean Albany et Pierre Vidot,  et des titres de René réarrangés pour l´occasion comme « Lusaka » et « K.ba », une version instrumentale de « Rest´la maloya » d´Alain Peters...
17 titres en tout !

Sortie le 27/102011

René Lacaille (accordéon, charango, percussions, chant lead et choeurs) est entouré d´Oriane Lacaille (petites percussions, caisse claire, kayanm, chant lead et choeurs), Marc Lacaille (percussions, basse, flûte, trompette, chant lead et choeurs) et Yanis Lacaille (roulèr, batas, autres percussions et choeurs)

Groupe : René Lacaille èk Marmaille
Producteur : Do Bwa
Label : Daquí (qui avait produit PATANPO en 1999)
Distributeur : Harmonia Mundi

En savoir + sur René Lacaille

 

08/08/2011

Escales de Saint-Nazaire

samedi 6 août 2011

La Météo Bondyé lao faisait craindre le pire scénario pour les 20 ans du festival : pluie battante sur la route de Saint-Nazaire. Arrivée au port sous la grisaille... et déception pour les fans d´Archie Shepp et Chucho Valdès, leur concert est annulé : le taux d´humidité a empêché l´accord des instruments...
Avant d´entamer le marathon du son 974, passage obligatoire au stand du PRMA : belle exposition maloya, conférence musicale, boutique Takamba... Alain Courbis, Fanie Précourt et Nadège Nadès étaient présents, bien décidés à partager leur passion des musiques réunionnaises et toujours à l´écoute des questions des festivaliers.

1er acte: Le Roi Soleil



19 h 15, scéne du Port  : Danyèl Waro et ses musiciens font une dernière balance sous un ciel toujours menaçant. Mais au début du concert, miracle ! Comme Tintin dans l´album d´Hergé, Danyèl Waro vêtu de blanc et armé de son kayamb commande le soleil qui fera enfin une belle apparition durable tout le long du set ! Un set impeccable bien sûr. Au risque de répéter, c´est bien le plus grand chanteur vivant de maloya qui s´exprime devant une mer humaine, électrisée par les rythmes frénétiques ou envoûtée par les complaintes du réunionnais des Hauts. Danyèl Waro chante le maloya, son maloya, avec cette voix qui pourrait tout aussi bien chanter du blues... 21 heures déjà, dernier morceau, dernières mesures, plic-ploc, la pluie revient... Vite aux abris, direction bal la poussière !

2ème acte : Balatonton



21 h 30, scène du Kabar : dans un décor "Années 30", voyage dans le temps lontan avec Fanfaroné, le dernier groupe de René Lacaille, soit René Lacaille et ses trois enfants plus un trio de cuivres (featuring Alain Debiossat du groupe Sixun !). Hommage aux orches´ en cuiv´ de l´époque, la joyeuse troupe nous fait guincher aux rythmes réunionnais mais aussi antillais et latino-américains, puisque il faut de tout pour réussir une soirée dansante ! Musiques de Maxime Laope, Claude Vinh San, Danyèl Waro (Barmine !) Alain Peters (Caloubadia !) ou Michou s´enchaînent sans temps mort. La joie des musiciens atteint le public qui danse et redanse encore. C´est que le tonton sait y faire pour mettre l´ambiance, sans chichis, pour le seul plaisir de passer un bon moment ensemble. Ca paraît simple mais c´est plus difficile qu´il n´y paraît à une époque où tout est rapidement calibré...
22 h 45, les lampions s´éteignent déjà...

3ème acte : Ten years after



Le temps de rejoindre la scène Estuaire, passage furtif devant le live de Stromae qui justement nous demande si alors on danse... Désolé Stromae, on voudrait bien mais on a rendez-vous avec Christine Salem ! Un lien particulier unit la dame des Camélias au Festival des Escales : quasiment jour pour jour, il y a dix ans, Christine y donnait un concert qui a été immortalisé sur son premier CD "Waliwa". Beaucoup d´eau a passé sous les ponts de Saint-Nazaire et c´est une Christine Salem en pleine maîtrise de son art qui débarque sur scène. Ah, cette voix... chaude, profonde, gorgée de soul. Le public réagit au quart de tour, sous le charme de cette grande dame du maloya qui nous fait voyager sur les traces du maloya de la Réunion, via des escales aux Comores, à Madagascar, à Zanzibar et au Mozambique. Lors du rappel, coupure de son qui donne lieu à un instant magique : c´est la foule qui chante et termine le concert ! Les yeux sont brillants, la joie se lit sur tous les visages, grand concert ! 

C´est déjà fini... on déambule dans les allées grouillantes du festival (40 000 spectateurs en deux jours)... bref arrêt devant une autre scène où un groupe joue un tango électronique devant un public quasi impassible, et cette vague impression d´avoir été dans le vrai avec notre parcours 974... "Musique vivante pour gens vivants" pour reprendre l´expression favorite de René Lacaille...

Merci aux artistes et un grand bravo à l´équipe des Escales de Saint Nazaire : si vous cherchez le sens du mot "convivialité", vous le trouverez à coup sûr dans ce grand festival qui a su garder une dimension humaine, à mille lieues des grosses machines à fric. 

PS : l´absent aux Escales a tort, séance de rattrapage début 2012 : Christine Salem et Danyèl Waro sont déjà programmés dans la région nantaise !

Frankie Donald

 

14/04/2011

Danyèl Waro au Louvre...

Un spectacle, un véritable spectacle..

Pour les oreilles, les yeux et le cœur. 

Projeté sur un écran géant, des archives datant du début du siècle dernier, des films noirs et blanc mettant en scène un peuple avec ces rites et ces coutumes, une civilisation pour la toute première fois immortalisée sur des pellicules, pour qu´ensuite, à des milliers de kilomètre de là, des spectateurs à la peau blanche puissent découvrir le quotidien de ceux dont la peau était noire.. 

Exactement comme ils avaient du être présenté en l´époque, avec une différence de taille…Les commentaires de ceux qui les présentaient pour la première fois se sont tus pour laisser place à une musique jouée par des artistes dont l´humilité n´a d´égal que du talent qui les anime.. 

Des documentaires qui ont pris un tout autre visage hier, à l´image d´un homme voulant rétablir une vérité jamais aussi bien illustrée au son des instruments qui auront résonné dans le cœur de chacun, des percussions se calquant magnifiquement aux images, ponctuées par des poèmes contés par la voix douce et sereine de ce jeune africain, faisant revivre la tradition orale du voyage par les mots, nous berçant tout en éveillant en nous cette forme d´ attention qui ne nous est pas commune, racontant l´injustice et le désespoir d´un peuple auquel justice ne sera jamais rendu... 

Seul les poètes resterons les uniques détenteurs d´un art par le biais duquel l´on s´aperçoit du chemin à parcourir pour qu´une paix soit possible, et lui seul sait qu´elle doit avant tout conquérir les cœurs avant qu´elle ne touche terre … 

Danyèl Waro est ce poète, je l´ai de mes yeux vu, il respire cette paix et vous la rend avec ce timbre magnifique, les rythmes qu´il exécute vous donne la cadence exacte de son pouls ; il est celui de cette Afrique trop longtemps pillée mais qui n´abdiquera jamais face à la cupidité de l´homme blanc ; son corps est enraciné à un sol ou seuls poussent des êtres résistants à des rigueurs impensables, à des conditions qui interdisent l´abandon de la cause à défendre.… 

> Danyèl Waro - Auditorium du Louvre - le 8 / 04 / 2011 <

Michel Guinand (disquaire indépendant au "Mange Disque" à Clermont de l´Oise 60600)

En savoir + sur Danyèl Waro

 

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