Chroniques Albums

Le 18 septembre 2013

Nouveau Waro

Le label Cobalt nous livre une nouvelle perle !

Enregistré pendant la tournée de mars 2012, une tournée mémorable qui l’avait vu sillonner l’hexagone de Brest à Valence et de Poitiers à Rouen avec une halte pour 2 concerts complets au Café de la Danse à Paris, cet album offre un sacré coup d’oeil sur la carrière de Danyel Waro.

Avec ses quatre titres emblématiques : Laviyon, Adekalom, Kadok, Batarsité en version de braise, deux reprises d’Aou Amwin, l’album qui a reçu le Grand Prix de l’académie Charles Cros en 2010, (Veli et Alin avec un nouvel accompagnement), un Trwamar qui chaloupe comme jamais, l’intro sur tambours malbars en marche sur le feu (Po Mwin Bondyé) et un inédit « Tinn Tout », profession de foi radicale et écologique du chantre du maloya.

Une rythmique en fusion, des polyphonies sublimes, une interprétation à donner le frisson en permanence , c’est le « Kabar » de Danyel Waro, la cérémonie, la transe, la danse, le partage chantés de sa façon inégalable.

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Le 22 décembre 2011

Sitarane Larivé

C’était il y a tout juste deux ans, JAKO MARON larguait sur notre île son premier opus solo, « Saint Extension ». L’album faisait l’effet d’une bombe dans le milieu musical réunionnais, le maloya se trouvant propulsé dans une électronique d’avant-garde : on y croisait alors Danyel Waro servi dans un DUB entêtant, la famille GADO croisant le fer avec JOHN GIORNO ainsi que de furieux maloyas aux allures bruitistes

A nouveau enclin pour un séisme musical, JAKO MARON revient en cette fin de l’année avec une PUBLICATION CONCEPT autour du personnage mythique SITARANE.
En s’inspirant du déjà fameux morceau MICHEL ADMETTE, JAKO MARON remet au goût du jour l’histoire de cet assassin de la fin du 19ème siècle avec une composition qui le place d’emblée sur un registre « dance floor ». Beat appuyé et caisse claire marquée, basse hirsute et débridée, JAKO MARON n’hésite pas à donner de sa propre voix pour interpréter le texte du roi du Séga. En prenant le ton de la dérision, il renchérit en humour sans perdre la puissance évocatrice de la chanson originale, bien au contraire. Le titre se déroule dans une narration espiègle où se dévoile le surnaturel.
Pour fêter cette (ré) exploration, JAKO MARON a invité une fourchette d’artistes-dalons parmi lesquels les producteurs et compositeurs PSYCHORIGID, AUTOMAT, COSTA et ARASH KHALATBARI, les plasticiens KID KREOL & BOOGIE à investir à leur manière le mythe de SITARANE.

Trois publications seront proposées à la Réunion dès le mois de décembre 2012 :

LE CD EXTRA AVEC PLAGE VIDEO

Le CD EXTRA SITARAN LARIVE présentera le titre SITARAN LARIVE original de JAKO MARON, sa version dite « EXTENDED », quatre remix signés PSYCHORIGID, COSTA, AUTOMAT, ARASH KHALATBARI.

Le CD contiendra également dans une plage Vidéo accessible à partir de n’importe quel PC, le VIDEO CLIP dont la réalisation a été confiée aux plasticiens KID KREOL & BOOGIE.

La publication est présentée dans un packaging de type « DIGISLEEVE », de façonnage entièrement cartonné mettant en valeur les visuels. On pourra découvrir caché dans une des fentes du packaging un PORTFOLIO de créations graphiques signé également KID KREOL & BOOGIE.

LE VINYLE 33t.

Dans un « cover mosaïque », le VINYLE, entièrement blanc à l’image du personnage développé dans le clip rassemblera les compositions de JAKO MARON ainsi que les remix de PSYCHORIGID, COSTA et AUTOMAT.

LE SITE WEB www.sitarane.info

Outre les différents médias présentés plus haut, le site donnera accès à d’autres versions du SITARANE LARIVE de JAKO MARON, des textes et des vidéos autour du personnage.

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Le 26 octobre 2011

René Lacaille ek Marmaille

POKSINA
René avait depuis longtemps le désir de proposer sa version de standards de l´île de la Réunion, dont certains remontent au début du XX° siècle. Il a harmonisé ces chansons qu´il interprète  en concerts depuis des années et lil les propose avec un groupe familial, dans la grande tradition. Après tout, n´a-t-il pas appris à en jouer certains avec son propre père et d´autre musiciens lontan ?

Il les offre, comme une douceur, au public qui les connaît et aussi à celui qui peut découvrir ces merveilleuses chansons, comme un gage d´amour à une musique qui ne demande qu´à être goûtée. 

Quelques titres : « La rosée tombée » de Maxime Laope et Jules Arlanda, « Coq un poule » de M. Laope, « Quand li mett´ son moullure » et « la coupe canne » d´Arlanda, « Maloya ton tisane » de Narmine Ducap, « Commandeur » de Jean Albany et Pierre Vidot,  et des titres de René réarrangés pour l´occasion comme « Lusaka » et « K.ba », une version instrumentale de « Rest´la maloya » d´Alain Peters...
17 titres en tout !

Sortie le 27/102011

René Lacaille (accordéon, charango, percussions, chant lead et choeurs) est entouré d´Oriane Lacaille (petites percussions, caisse claire, kayanm, chant lead et choeurs), Marc Lacaille (percussions, basse, flûte, trompette, chant lead et choeurs) et Yanis Lacaille (roulèr, batas, autres percussions et choeurs)

Groupe : René Lacaille èk Marmaille
Producteur : Do Bwa
Label : Daquí (qui avait produit PATANPO en 1999)
Distributeur : Harmonia Mundi

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Le 24 février 2011

A cordes croisées

Dans un océan musical tintamarresque, voilà qu´arrive un album tout zen. 25 cordes, soit les 4 cordes du violon (ou de son grand-frère l´alto) et les 21 de la kora, la harpe fétiche des griots mandingues. A l´archet, Kahina Zaïmen, à la kora Sami Pageaux-Waro, tous deux réunis autour d´un projet 100% acoustique et authentique. Le duo nous emmène en voyage dans un sixième continent où les frontières auraient disparu et jouent une musique de chambre où s´enchevêtrent les musiques africaines, indiennes ou orientales. Des compositions originales, des traditionnels afghans et maliens, mais aussi de belles relectures de maloyas réunionnais signées Danyèl Waro (n´en déplaise à certains moucateurs actifs sur un certain journal en ligne, Waro est aussi un grand mélodiste...), et en final, Alain Peters et son Caloubadia.

Accordage et entente parfaite de nos deux compères, se partageant tour à tour les parties mélodiques et les accompagnements. Deux titres font entorse à la règle des 25 cordes et invitent la sanza et les percussions à se frotter au son du violon.
Ce disque n´est pas sans rappeler le Chamber music de Ballaké Sissoko et Vincent Ségal, qui faisaient dialoguer la kora et le violoncelle (sorti en 2009 sur le label No Format). Cordes en résonance sympathique, frottées, pincées, pizzicatées pour un bel arc-en-ciel de couleurs sonores... 25 Cordes, un moment de musicalité où l´auditeur est convié dans l´intimité de deux musiciens... Un peu de finesse dans un monde de brutes.

Tahitiansunset

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Le 26 janvier 2011

Une fleur éclot...

Ce beau disque a été la suprise de l´année 2010 : Emmanuelle Peters, la soeur d´Alain Peters, donnait naissance à son premier CD "Fleur d´sel". Un album qu´on sent longuement mûri et réfléchi : la chanteuse n´est que depuis peu de temps dans le circuit de la chanson avec un premier single publié en 2009. La chanson, elle voulait y venir bien plus tôt, mais le destin en avait décidé autrement, et Emmanuelle a tout d´abord exprimé sa sensibilité à travers la peinture, une peinture lumineuse et colorée. 

Et des couleurs, il n´en manque pas sur cet album ! Eventail de rythmes (séga, maloya, romances), de beaux arrangements musicaux (un accordéon du plus bel effet, Régis Lacaille en personne !), le tout au service de textes sensibles portés par une voix profonde et d´une grande musicalité. Avec beaucoup d´humanité, Emmanuelle Peters porte un regard sensible sur son île et les gens qui la peuplent... la nature aussi est omniprésente dans ses textes, "L´Arriv´hier", "Le Sanctum", "Maya" sont des chansons qui exhalent tous les parfums et tous les paysages de la Réunion...

Bien sûr, on ne peut pas écouter cet album sans penser à l´héritage laissé par Alain Peters, le frère trop tôt disparu à qui elle rend hommage dans deux titres, "Alain" et une très belle reprise de "Rest´là maloya", écho lointain de la version jazzy qu´Alain Peters avait donné sur scène lors du concert des retrouvailles de Carrousel en 1994. A noter aussi : dans les choeurs, Ananda Dévi Peters, qui n´est autre que la fille d´Alain Peters !

Voilà donc un premier disque abouti et sincère, c´est plutôt rare de nos jours... A écouter avec le coeur !

Tahitiansunset

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Le 26 novembre 2010

Quatre filles dans le vent

Le maloya une affaire d´hommes ?
C´est vrai qu´elles sont pas légion, les filles du maloya. Et pourtant, qu´ils sont beaux les albums de Françoise Guimbert, Nathalie Natiembé ou Salem Tradition...
Il faut désormais compter avec le premier album de Simangavole. Anciennement "Kafrine Dofé", Katy, Roukia, Mickaële et Sophie ont commencé leur carrière en métropole, au pays des géraniums : l´Alsace (et plus précisément Mulhouse). Retour au péi : très vites repérées, elles assurent des premières parties pour Danyèl Waro et enflamment la scène du Sakifo. Sur la pochette, le poing levé, le quatuor est bien décidé à nous montrer qu´il en a sous le capot. Le moins qu´on puisse dire, c´est que ça décoiffe ! Pas un temps mort, le BRPM (battement de rouleur par minute) est constamment dans le rouge au service d´un maloya speed et puissant que ne renierait pas Kiltir. Katy Toave, chanteuse et compositrice du groupe, mène l´ensemble avec une énergie sidérante et quelques inflexions vocales soul du meilleur effet...
Si le son est "traditionnel", la rythmique s´autorise quelquefois des passages bien funky. Bien mis en avant, les choeurs, impeccables, bénéficient d´arrangements bien léchés.

"Maloya manièr fanm", maloya cyclonique qui, irrésistiblement, vous donnera la bougeotte et la pêche !

Tahitiansunset

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Le 06 octobre 2010

Sello Fan !

A l´heure où la Réunion fête le premier anniversaire de l´inscription par l´Unesco du maloya au Patrimoine de l´Humanité, c´est un beau cadeau que nous fait le label Oasis avec ce double album consacré aux 30 ans de maloya de Michel Sophie, plus connu sous le nom de Gramoun Sello. 

Avec Gramoun Bébé, Lo Rwa Kaf, Simon Lagarrigue, Granmoun Lélé et Firmin Viry, Gramoun Sello est un pilier du maloya traditionnel. Il débute sa carrière dans les années 70 avec les Volcaniks, mais c´est avec la Troupe Roséda qu´il gagne sa notoriété. Le programme du premier CD est justement consacré aux enregistrements publiés par la Troupe Roséda, de 1983 à 2000 : c´est l´occasion de réentendre parmi les premiers maloyas gravés alors sur un 33 tours par le label Issa (dans ce format, les seuls enregistrements de maloya avec les deux 33 tours édités par le PCR). Le charme des enregistrements lontan (pas si longtemps que ça finalement...) opère, avec un delay du meilleur effet sur les voix... et le privilège d´entendre des enregistrements qui étaient alors réservés aux heureux possesseurs des vinyles et cassettes d´origine. 
Le deuxième CD revient sur la période "come back" de Gramoun Sello, retour sur le devant de la scène grâce à la pugnacité de Stéphane Grondin de l´association Maloya All Stars. Et cerise sur le gâteau d´anniversaire, 10 titres inédits enregistrés en 2010 ! Hasards du destin : lors du premier concert de maloya donné en avril 2010 à la prestigieuse Cité de la Musique à Paris, c´est Gramoun Sello qui a été chargé de remplacer au pied levé Firmin Viry. Pari remporté haut la main : pour avoir eu la chance d´assister à ce concert, je peux vous assurer que Gramoun Sello et sa troupe ont mis le feu dans la salle ! 

Un grand monsieur du maloya : ses chansons sont un témoignage de la culture réunionnaise, chantées par une voix puissante et accompagnées par une rythmique des plus entraînante, bref un album indispensable pour tout amateur de maloya qui se respecte. Le Sello fan aura vite fait d´enlever le cellophane qui protège le disque pour se jeter sur le copieux programme concocté pour cette célébration. 30 ans, 30 titres ! On murmure même qu´un DVD documentaire sur Gramoun Sello est en préparation pour cette année... restez aux aguets ! 

Il est possible d´écouter de larges extraits et de commander le CD directement au label Oasis, rien de plus simple, cliquez ici : Site OASIS

Tahitiansunset

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Le 31 août 2010

Salem même !

Beaucoup d´eau est passée sous les ponts depuis le premier album de Salem Tradition "Waliwa" enregistré en live lors du festival des Escales à Saint Nazaire en 2001. Voilà déjà l´heure du quatrième effort discographique du groupe ! Il arrive à une période où le maloya est couvert d´honneurs après des années de quasi-clandestinité. C´était le 1er octobre 2009, l´Unesco inscrivait le maloya au patrimoine immatériel de l´Humanité. Digne représentante du cercle restreint du maloya "manier fanm", Christine Salem a eu l´immense privilège d´être l´invitée de notre Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et de se produire au Palais Royal lors de la Fête de la Musique.

Ce nouvel album est dans le prolongement logique de la quête perpétuelle que mène Christine Salem, toujours à la recherche des origines, du "rasinaz" du maloya dans divers pays de l´Océan Indien : Comores, Madagascar, mais aussi Zanzibar et la côte Est de l´Afrique. Ce projet amorcé en décembre 2008 nous est restitué dans ce nouveau disque "Lanbousir", publié à nouveau sur l´excellent label Cobalt de Philippe Conrath.
Comme à son habitude, Christine Salem croise les rythmes réunionnais avec ceux des pays voisins. Et toujours cette voix magnifique, grave et envoûtante, qui brasse à la fois les langues créoles, malgaches et swahili, le tout soutenu par une section rythmique de première (les fidèles Vincent Philéas, Laurent Dallau et David Abrousse). Et tout comme le dernier album de Danyèl Waro (auquel elle rend hommage sur le titre d´ouverture "Maloya zordi"), le groupe prend un tournant musical en confrontant le maloya à d´autres genres : s´il fallait vous persuader que le maloya est le blues de l´Océan Indien, écoutez les titres "Ti Ble" et "Komor blues", dans lequel la voix de Christine Salem va chercher l´esprit soul dans les cordes du Dzenzé, cousin de la valiha malgache. 

Album de la maturité diront certains... on espère bien qu´il y en aura d´autres du même cru ! Pour l´instant, plongez dans "Lanbousir", ses rythmes festifs vous invitent à la transe et au voyage ! Amis de métropole, surveillez bien l´agenda des concerts, Salem Tradition débarque bientôt, à ne manquer sous aucun prétexte ! 

Tahitiansunset

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Le 02 juillet 2010

Pour toi, pour moi...

et tous ceux qui aiment le maloya !
Si il arpente inlassablement les scènes du monde entier pour défendre le maloya, on peut pas vraiment dire que Danyèl Waro soit un stakhanoviste du studio : 6 albums depuis Gafourn en 1987 (eh oui, 23 ans déjà !). D´ailleurs, l´homme avoue volontiers préférer la musique vivante à la musique figée sur disque. Mais notre (im)patience est récompensée avec ce nouvel opus. Et là, miracle, car voilà un album exceptionnel à double titre. D´abord, c´est un double album, deux fois plus de Waro d´un coup. Et surtout, alors que ses précédents disques respectaient peu ou prou l´instrumentarium traditionnel du maloya, Danyèl Waro s´est décidé à laisser une trace discographique de ses nombreuses collaborations. Cheminement logique : ça fait un moment que le p´ti yab de Trois-Mares multiplie sur scène les croisements du maloya avec toutes sortes de musiques : musiques gnawas, corses avec A Filleta, tsiganes avec Thierry Robin, chanson avec Emily Loizeau, hip hop avec Tumi... Sans compter ses apparitions sur les disques d´amis, ses chansons reprises par d´autres (Meddy Gerville, Fabrice Legros, Yaëlle Trulles, etc...) ou même relookées electro dub par Jako Maron...



Double album, 112 minutes, 15 titres, donc beaucoup d´espace pour délivrer la musique et, c´est une première, des morceaux fleuves aux durées infinies (2 titres font plus de 15 minutes !). Le répertoire, comme souvent, mélange anciens et nouveaux morceaux (le plus ancien, Degaz anou vitman date de 1977).
Il y a beaucoup de temps forts, impossible de tout vous détailler, mais après plusieurs écoutes attentives, on peut affirmer que la musique de Waro est entrée dans une nouvelle dimension. Cette musique se joue définitivement des frontières, elle les efface, avec une impression troublante de socle commun à des traditions musicales pourtant éloignées. L´exemple le plus flagrant est la rencontre du maloya avec les polyphonies corses du groupe A Filleta, invité d´honneur de cet album.
La Corse et la Réunion, deux îles de beauté,  8000 kilomètres de distance, et pourtant la fusion opère à merveille : les polyphonies apportent une couleur religieuse aux titres "Sin Bénwa" et "L´Invitu" et les rythmes réunionnais font swinguer les invités corses. Partage a cappella, Waro chante en corse la comptine traditionnelle "A Merula" (Le Merle). Pour la relecture de "Mandela", c´est tout naturellement le sud-africain Tumi, fraîchement converti au maloya, qui dialogue en hip hop. "Veli", composé par Thierry "Titi" Robin nous rappelle les beaux concerts que Waro avait donné avec le musicien gitan, habitué lui aussi des confrontations musicales tous azimuts. "Sapèl la mizér" nous convie aux cérémonies malbar en compagnie de la famille Singaïny, sorte de long rêve éveillé sur fond de tambours malbar...
Et puis il y a cette apparition quasi mystique de la takamba, l´instrument fétiche d´Alain Peters, ici jouée magistralement par Damien Mandrin. Hommage vibrant au Parabolèr avec "Alin", titre émouvant et inspiré, l´esprit du défunt musicien plane dans l´air quand arrive la citation de la "Complainte pour mon défunt papa"...



Le tout est enregistré par l´impeccable Yann Costa et produit par le fidèle Philippe Conrath, âme du festival Africolor et du label Cobalt. Un album évènement, dense et intense, de quoi vous occuper tout l´hiver austral ! Pour la métropole, il faudra être patient, la sortie est prévue le 13 septembre. Profitez-en donc pour réserver vos places pour les nombreux concerts prévus dans l´hexagone ! 2010, année Waro ? Oui, mille fois oui, on vient tout juste d´apprendre que Danyèl Waro est le lauréat du prestigieux trophée du WOMEX, le plus important des salons consacré aux musiques du monde. Une récompense déjà obtenue en 2001 par un certain Nusrat Fateh Ali Khan, rien que ça ! Respect Monsieur Waro !

Tahitiansunset

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Le 01 juin 2010

Just be good Tumi !

Pick A Dream...
2010, Afrique du Sud... année du foot ? Nan nan, passe ton chemin ami cramponné, on n´est pas là pour parler ballon, mais de la troisième livraison discographique de Tumi & The Volume ! Leur précédent effort avait déjà fait pas mal de bruit, il est fort à parier que ce nouvel opus soit l´album de la consécration. Pick a dream enfonce le clou encore plus fort, un disque concis (40 minutes, le timing idéal pour un LP) qui installe le groupe en première division catégorie hip hop. Loin, loin des clichés du rap bling bling qui nous ressasse les sempiternels clichés « flouze, bagnole et bimbos », la dream team australe est fidèle à son étiquette «joué-sur-vrais-instruments-garanti-sans-beats-préfabriqués », dans la lignée funky des Roots de Philadelphie ou des Hocus Pocus de Nantes.

Déjà, un album de rap qui débute sur un rythme 6/8 ternaire, c´est pas commun...Certains titres lorgnent vers un crossover pop du meilleur goût et au fil des morceaux s´incrustent des invités inattendus : Fixi de Java est venu poser son accordéon musette et l´ami Danyèl Waro s´est caché en bonus track pour une nouvelle version de son Tine Blues en duo avec Tumi.

Plus aérien et plus varié que l´album précédent, Pick a dream possède cette magie des disques évidents, qui vous tapent dans l´oreille dès la première écoute et qui vous font presser la touche « repeat ». Un bien bel album, et ce serait dommage de vous passer de sa version CD et de sa mise en images signée Hippolyte, illustrateur familier de la Réunion.

Pump up the Volume & dance !

Tahitiansunset

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