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Biographie de Michou

LE PREMIER ENREGISTREMENT ET LE DEBUT DE SA CARRIERE Depuis toute petite, elle aimait écouter les chansons à la mode, les ségas mais aussi les morceaux instrumentaux. Il y avait un tourne-disque que Narmine Ducap avait acheté pour ses enfants. Au domicile familial, Michou essayait de ...

LE PREMIER ENREGISTREMENT ET LE DEBUT DE SA CARRIERE

Depuis toute petite, elle aimait écouter les chansons à la mode, les ségas mais aussi les morceaux instrumentaux. Il y avait un tourne-disque que Narmine Ducap avait acheté pour ses enfants. Au domicile familial, Michou essayait de rechanter tout ce qu’elle entendait devant ses petits frères à la manière d’un radio-crochet où ils étaient son public. Elle montait sur la table devant ses frères et sœurs avec une grande aisance pour chanter.

Et puis un jour que son père et essayait de composer une chanson en jouant du séga sur sa guitare, il remarque qu’elle arrive à rechanter de suite chaque air qu’il joue. Michou n’a pas eu la chance d’aller à une école de musique : elle a l’oreille musicale, un grand atout qui lui a permis de chanter instinctivement sans connaître une seule note de musique. C’est ainsi qu’il lui fait chanter quelques ségas sans pouvoir les enregistrer. Alors, confiant, il décide de prendre contact avec un producteur avec lequel elle a donc pu enregistrer ses premiers ségas en 1971 à l’âge de onze ans.

LA REUSSITE ET LE SUCCES

La musique est ainsi devenue la passion de Michou, à tel point qu’elle a failli redoubler sa sixième car elle négligeait ses études. Heureusement, elle s’est ressaisie. Après ses 45 tours « Viens voir La réunion », son père se rend compte qu’elle a de véritables qualités d’interprète. Comme il compose souvent pour lui et pour ses amis, il se met à travailler pour le deuxième 45 tours de Michou « Papa Noël », puis un troisième disque sortira en 1974 pour finalement installer Michou dans le paysage musical. En effet, cette année-là, son père avait créé son propre orchestre « Les Dieses », dans lequel il y avait entre autre son frère Ellie Ducap à la basse et Georges Dormeuil à la batterie.

A douze ans, elle enregistre son séga « Crazé salle verte » qui a été son premier grand succès commercial. Le public la reconnaît dans la rue, ce qui ne lui déplaît pas.
Cependant, elle se souvient avec ironie qu’à cette époque, elle préférait donner un tikatsou ( une pièce de monnaie) à son petit frère pour qu’il aille chercher de l’eau à la fontaine publique à sa place de peur qu’on ne la reconnaisse. C’est une attitude qui démontre le caractère réservé, pudique, un peu secret aussi de cette jeune chanteuse qui deviendra l’artiste préférée du public, conquis sans doute par son talent et sa modestie.

Michou, en dehors de la télévision, n’a pratiquement encore jamais chanté sur une scène à ce moment-là. Son père attendra qu’elle ait quinze ans pour l’emmener faire des intermèdes dans des dîners dansants et des bals. Petit à petit, elle chante aussi dans le « Créole Band », l’orchestre de variété de Roland Realison qui animait à l’époque tous les week-ends des dîners dansants dans le restaurant Le Dragon à Saint-Pierre. Et Michou se souvient avec émotion de cette période de sa vie parce qu’au moment où elle débutait sur scène, elle chantait en duo et quelques fois après le chanteur Harry Payet, la voix vedette du groupe. Son père garde un œil sur ses études et il se trouve systématiquement à ses côtés lorsqu’elle chante quelque part. Il est même dissuasif envers tous les admirateurs autour de sa fille.

Puis elle continue sa carrière et sort de nombreux 45 tours au rythme d’un disque par an. Une rencontre inattendue se produit par la suite avec une poignée de musiciens qui faisait avancer la musique réunionnaise. Il s’agit des musiciens de Caméléon, qui deviendra ensuite le groupe Caroussel. Narmine et Michou sont sous contrat avec le studio Royal de Saint-Joseph où le groupe Caméléon avait déjà enregistré quelques disques. Les responsables du studio ont la merveilleuse idée de rapprocher le groupe et les Ducap. Le mariage musical sera l’un des plus grands succès artistiques et commerciaux du catalogue Royal avec le 33 tours « Tombé levé » sur lequel Michou était accompagnée de Renaud Lacaille (à la trompette), René Lacaille (aux guitare, batterie, percussion), Narmine Ducap (à la guitare), Ellie Ducap (à la basse), Jean-Claude Viadere (au cayamb), Bernard Brancard (à la batterie), Loy Erhlich (au clavier) et Alain Peters (à la basse).

Le temps passe et la situation semble convenir à tout le monde sauf à Michou, qui a déjà bien grandi et souhaite quitter le cocon familial. Elle a une situation professionnelle établie et elle est devenue indépendante mais c’est toujours son père qui lui compose les chansons qu’elle enregistre. En 1980, Michou a déjà vingt ans et sa notoriété arrive chez les Mauriciens. Le chanteur Claudio, créateur d’Ambalaba, l’invite pour une tournée avec le groupe « Galaxy Girls ». C’est une inoubliable rencontre avec le public mauricien au Théâtre de Port-Louis et aussi dans plusieurs night-clubs. Elle devient ensuite une des artistes vedette du catalogue Pirros qui lui fait découvrir les planches du Bataclan en 1981 avec Jean-Louis Denis, Patrick Tirel, Jean-Paul Volnay. Elle retournera chanter une deuxième fois là-bas quelques mois plus tard.

A la Réunion, Michou devient une artiste que s’arrachent les groupes en intermède musical. On l’apprécie dans un répertoire de séga qu’elle présente un soir au dancing de la Ravine des Cabris : le célèbre « Tout va bien » (qui a été malheureusement détruit depuis dans un incendie). Là-bas, elle est accompagnée par le groupe Calypso dans lequel joue un jeune guitariste : Marcel Albac. Celui-ci avait déjà repéré la jeune et jolie chanteuse et c’était l’occasion de lui dire son admiration. C’est le coup de foudre entre les deux artistes et une belle histoire d’amour commence. Michou intègre le groupe Calypso auprès duquel elle poursuit sa carrière à partir de 1984. En 1990, elle met sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à ses deux enfants. Cette période d’absence va durer une décennie, le temps de bien s’occuper de ses filles.

En 1996, lorsqu’elles sont scolarisées, Michou revient en studio avec un CD qui porte cette fois-ci le nom de son mari Marcel Albac. Sa carrière est relancée immédiatement et en 1998, elle sort l’album « Piment bien fort ». La même année, toujours grâce à Pirros et à Jean-Louis Denis. Elle chante pour la première fois aux côtés de Cassiya, Thierry Jardinot, Didier Mangaye, Aline et Tiana dans le spectacle Cocktail Séga à l’Olympia à Paris. En 1999, Michou a retrouvé le studio Pirros pour l’enregistrement de son dernier album en date : « Fantaisie Créole », qui permettra à ses fans de retrouver leur chanteuse au meilleur de sa forme.

2005 : l’histoire musicale continue cette année avec Discorama qui produit le « best of » de sa carrière.La sortie est prévue au deuxième semestre 2005...

Mémoires du séga, A. Maurice


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